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cinéma

Un espion ordinaire

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Représentant de commerce sans histoire, Greville Wynne est approché par les services secrets anglais et américains pour se rapprocher d'un colonel soviétique susceptible de l'alimenter en informations. Les voyages entre Londres et Moscou se multiplient, tous comme les risques.

Sans trop de surprise, le film de Dominic Cooke replonge dans les coulisses de la guerre froide avec efficacité... mais sans inventivité. Derrière la reconstitution soignée, le destin de Wynne, plongé malgré lui dans les arcanes d'un affrontement dont les enjeux le dépassent, nourrit une machine narrative plutôt efficace à défaut d'être originale. Benedict Cumberbatch (habitué au genre de La taupe à Imitation game notamment) déploie son talent coutumier pour transmettre plutôt finement le trouble grandissant d'un citoyen rattrapé par l'histoire, accompâgné par un casting de comédiens discrets mais parfaitement dans le ton. Au-delà de son parcours, le film éclaire aussi les coulisses de la crise des missiles cubains et la façon dont les raisons d'état peuvent envahir une vie ordinaire. Efficace, mais manquant un brin de souffle, le long-métrage de Cooke entretient la tradition du film d'espionnage réaliste. Et pour cause, l'histoire est vraie.

Publié le 23/06/2021 Auteur : Guillaume B.

Classique dans sa forme et dans son sujet, efficace dans son traitement à défaut d'être inventif, Un espion ordinaire joue plutôt bien la carte du thriller soigneusement ficelé. Mais guère plus.